Les traitement utilisés chez les patients infectés par le virus de l’hépatite C vont avoir pour but :
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D’éliminer l’infection virale
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D’améliorer à terme la qualité de vie des patients infectés par le virus de l’hépatite C
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D’arrêter les symptômes de l’hépatite C lorsqu’il y en a : fatigue, manifestations extra hépatiques de l’hépatite C
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De prévenir l’apparition des complications de l’hépatite C que sont la cirrhose et le cancer du foie
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De diminuer ou d’éviter le risque de transmission de l’infection virale.
1. Efficacité anti-virale du traitement :
Ces six dernières années, l’efficacité anti-virale du traitement a été multipliée par un peu plus de trois. L’interféron en monothérapie utilisé dans les années 90-95 permettait l’éradication l’infection virale C chez environ 16 % des patients.
C’est au cours de l’année 1998 que la ribavirine a été associée à l’interféron, cette bithérapie permettant d’éliminer le virus dans environ 41 % des cas. L’année 2001 a vu l’avènement de l’interféron pégylé ou interféron retard qui en association avec la ribavirine permet d’éradiquer l’infection virale C chez 54 % de ces patients.
L’efficacité du traitement va dépendre du génotype de l’hépatite C :
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En cas d’infection par un génotype 2 ou 3, la guérison peut être obtenu chez 82 % des patients, soit 4 patients sur 5.
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En cas d’infection par un génotype 1, le taux de réponse est évalué à 42 % soit un peu moins d’1 patient sur 2.
Il est important de souligner qu’il s’agit d’une guérison de l’infection virale C c’est à dire la disparition du virus de l’hépatite C chez l’individu concerné.
2. Effet du traitement sur les complications de l’infection virale C :
Chez les patients dont on obtient l’éradication virale, l’incidence des complications principales que sont l’évolution vers la cirrhose et/ou le cancer du foie est très nettement diminuée.
Le problème difficile est posé par les patients qui sont non répondeurs au traitement, c’est à dire lorsque la bithérapie utilisant interféron pégylé et ribavirine ne permet pas de faire disparaître l’infection virale C.
Chez ces patients-là, il a été suggéré que l’interféron utilisé en monothérapie, à des doses plus faibles que celles proposées lors de son association à la ribavirine pouvait diminuer l’évolution vers la cirrhose, par le biais d’un effet anti-fibrosant.
Ce fait est particulièrement intéressant chez les patients ayant une fibrose sévère et semble d’autant plus marqué que les transaminases diminuent nettement.
