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    Les effets secondaires

Les effets secondaires de la bithérapie par Interféron pégylé et ribavirine sont fréquents, ils sont surtout important le premier mois de traitement. Ceux ci restent toutefois le plus souvent compatibles avec une vie socio-professionnelle convenable.

Le taux d’arrêt du traitement pour effet secondaire concerne environ 15 % de l’ensemble des patients traités.


1. L’interféron

Les effets secondaires de l’interféron sont principalement marqués par un syndrome pseudo grippal. Il s’agit d’une ensemble de symptômes associant fièvre, courbatures, douleurs dans les articulations, maux de tête, fatigue. L’intensité de ces symptômes est variable selon les individus. Les médicaments antalgiques à base de paracétamol sont en général efficaces et peuvent être utilisé largement à condition de ne pas dépasser la posologie de 3 g / jour. Les effets secondaires s’atténuent généralement avec la poursuite du traitement sauf chez certains patients où ils restent invalidants, excessivement gênants, avec un impact fort sur la qualité de vie.

L’interféron peut modifier les paramètres biologiques et en particulier faire baisser les taux de plaquettes et de globules blancs. Une surveillance biologique par prise de sang sera effectuée une fois par mois.

Il peut par ailleurs dérégler la glande thyroïde surtout chez la femme de plus de 50 ans. Il peut s’agir d’une insuffisance de fonctionnement de la glande thyroïde qui se manifeste par de la fatigue, de la constipation, une frilosité, une chute des cheveux ou au contraire par un excès de production des hormones thyroïdiennes associant irritabilité, tremblement, diarrhée, amaigrissement …Ces effets seront dépistés par un bilan sanguin trimestriel.

L’interféron entraîne parfois une chute des cheveux et ce en dehors de tout dérèglement de la thyroïde. Cette alopécie est en général mineure, et différente de celle que l’on observe dans les chimiothérapies anticancéreuses.

L’interféron enfin peut être responsable de troubles de l’humeur et de troubles psychologiques. Assez fréquents, il s’agit essentiellement d’irritabilité, de troubles du sommeil, d’anxiété. Dans certains cas, de véritables dépressions peuvent être induites par l’interféron. Celles-ci doivent être dépistées. Ces troubles psychologiques doivent être abordés avec l’ensemble de l’entourage familial. Il faudra ne pas hésiter à en parler à son médecin de manière à bénéficier d’un soutien psychologique et/ou d’un traitement anti-dépresseur.


2. La ribavirine

Elle génère principalement des troubles biologiques avec une baisse du nombre de globules rouges (anémie), qui se traduit par une pâleur, une fatigue anormale, un essoufflement. L’anémie, d’autant plus préoccupante que le patient est porteur d’une affection cardiologique sera dépistée par la réalisation d’une prise de sang mensuelle et pourra imposer une réduction des doses voire un arrêt du traitement par ribavirine.

La ribavirine est par ailleurs susceptible de déclencher des phénomènes respiratoires à type d’essoufflement, d’oppression thoracique, ou plus fréquemment de toux chronique,  sèche, parfois difficile à traiter. Elle peut enfin être responsable de lésions dermatologiques, simples démangeaisons bien calmées par des traitements symptomatiques, ou éruptions cutanées plus importantes pouvant entraîner l’arrêt du traitement.

La grossesse est formellement contre-indiquée pendant le traitement par ribavirine et pendant les 4 mois qui suivent l’arrêt du traitement chez la femme. Lorsqu’un homme est traité, il ne devra pas procréer pendant les 7 mois qui suivent l’arrêt du traitement. Une contraception efficace est requise.

Il est important de noter que les effets secondaires de la bi thérapie sont généralement peu graves et disparaissent dans la majorité des cas rapidement sans séquelle à l’arrêt du traitement.